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« J’y étais pour vous », L’OL finit sa semaine en beauté

Des maillots un peu partout en ville, des fanions dans les voitures, les lyonnais sont prêts pour le choc du soir. C’est la première impression que j’ai eu en descendant du train de la gare Part Dieu.


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Un stade magnifique mais loin de la ville

Pour aller au Groupama stadium, la solution la plus simple est de prendre un tramway spécial pour le stade. Situé à Décines dans la banlieue Est, Il m’a fallu 1heures 15 entre le départ et l’arrivée au stade. C’est bien trop long et ça change du bon vieux Stadium de Toulouse. Heureusement l’enceinte est magnifique lors de l’arrivée sur le parvis du stade. Beaucoup de personnel, une boutique digne des plus grands clubs d’Europe, une atmosphère des grands soirs adoucissent le trajet.

Un début timide

Je prends place dans le stade en virage nord, au-dessus des Bad Gones. Deux tifos sont déployés dans les virages et des bâtons lumineux dans la tribune Est. Les 57 000 spectateurs sont prêts. Le match débute sur un bon rythme. Dans le stade, quelques inquiétudes commencent à naitre après le bon début des marseillais. Mon voisin, abonné, lâche rapidement un « Memphis n’y est pas ». Peu de temps avant le but d’Aouar, le public râle et un « qui ne sautent pas n’est pas lyonnais » est lancé dans le virage. Comme pour remobiliser tout le monde. Ça y est le match des lyonnais peut démarrer et Memphis rate même l’immanquable.

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Une ambiance chaude, parfois trop …

À la 39ème minute Thauvin égalise. Logique au bout de la première mi-temps. Mais une scène marque l’attention. Un supporter marseillais manifeste sa joie dans la tribune Est et provoque les Bad Gones devant lui. Pas dans la même tribune, je me dis que seul des insultes peuvent accompagner ce supporter bien téméraire. C’était sans compter l’arrivée de quelques énergumènes, qui l’ont pris à parti et frappé violemment. Heureusement la sécurité est vite intervenue et le bonhomme a été évacué sous les sifflets. Quel malheur de ne pas pouvoir supporter son club à l’extérieur dans un stade. En revanche, le comportement des deux camps laisse à penser que nous sommes en présence d’abrutis. On en oublie complètement la fin de la première mi-temps. Désolant.

Un deuxième acte maitrisé

À la mi-temps, je prends connaissance du tract des Bad Gones. À la lecture de ce dernier, qui qualifie Marseille « de ville où règne le sida » je tombe des nues. Comment est-ce possible que de telle choses soient diffusées dans un stade ? Monsieur Aulas il va falloir agir. Bertrand Traoré nous fera vite oublier tout cela, dans une deuxième mi-temps où l’OL règne. Son doublé donne enfin lieux à des scènes de joie dans le stade, et c’est plus agréable que le reste. Les Gones ont un style n’en déplaise à certains et c’est la transition rapide, la contre-attaque. La VAR intervient lors d’une grosse faute de Strootman dans la surface. Tout le virage l’avait vu. On entend des « il va y avoir la vidéo ». Le public est serein et monsieur Turpin désigne le point de penalty. Fekir transforme. La joie est plus retenue que sur les buts précédents, les supporters semblent sûrs de la victoire. Malgré la réduction du score de N’jie, le carton rouge de Caleta-Car et la sortie du premier sur blessure, la fin du match est moins palpitante.

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De beaux souvenirs

Le stade ce vide déjà à dix minutes de la fin à ma plus grande surprise (j’ai compris plus tard pourquoi). Belle victoire des lyonnais qui encensent les Ndombele, Dubois, Denayer à la sortie du stade. Des buts, de l’ambiance, un stade ultramoderne et esthétiquement agréable. Malgré les quelques points négatifs, le Groupama Stadium m’aura marqué et j’espère vite y retourner. Ah oui j’oubliais. Une heure trente pour rentrer avec cinquante minutes sous la pluie. Tant pis la soirée fut belle.